Tendances marchés en 2026 : où investir cette année selon les experts du patrimoine ?

13 min de lecture
6 janv. 2026 07:30:00

En 2026, les repères traditionnels de l’investissement continuent d’évoluer sous l’effet combiné d’une inflation durable, d’un cycle du crédit plus contraint, de tensions géopolitiques persistantes et de nouvelles innovations technologiques. Les décisions d’allocation exigent désormais une lecture structurée des tendances de marché, une analyse de scénarios à moyen terme et leur traduction concrète dans une stratégie patrimoniale cohérente, pilotée et documentée.

Marchés financiers en 2026 : ce qui change réellement pour les allocations patrimoniales

 

Une dynamique haussière qui se prolonge…

Le marché des actions aborde 2026 dans un contexte globalement porteur mais nettement moins homogène qu’au cours des années précédentes. Les projections publiées par UBS Global Research anticipent la croissance des bénéfices, la solidité des bilans et la poursuite des investissements technologiques à forte valeur ajoutée, notamment autour de l’intelligence artificielle.

Pour autant, cette dynamique ne bénéficie plus à l’ensemble du marché de manière indifférenciée. Les performances se concentrent sur des entreprises capables de démontrer une création de valeur réelle, une discipline financière rigoureuse et une visibilité importante sur leurs flux futurs. Dans ce contexte, il convient d’identifier avec précision les moteurs de performance en intégrant les niveaux de valorisation, la qualité des résultats et la résilience des modèles économiques.

Pour le conseiller, cette évolution implique de réinterroger les pondérations historiques, d’éviter les surexpositions sectorielles par inertie et de privilégier une approche par scénarios plutôt que par simple extrapolation des tendances passées. La construction de portefeuille devient ainsi plus sélective, plus dynamique et davantage orientée vers l’anticipation.

 

Après l’euphorie, l’IA entre dans une phase d’arbitrage

Après une belle phase d’enthousiasme, l’année 2026 marque un tournant dans la manière dont l’intelligence artificielle est intégrée aux allocations.

Les analyses prospectives de Citi Global Insights soulignent que la valeur se déplace désormais vers les entreprises capables d’intégrer concrètement l’IA dans leurs processus opérationnels, leur productivité ou leur chaîne de valeur. À l’inverse, les acteurs dont la stratégie repose principalement sur des annonces technologiques ou des investissements massifs non encore rentabilisés voient leurs multiples de valorisation se normaliser.

Dans les allocations patrimoniales, l’exposition à la technologie reste bien sûr pertinente mais elle doit être pensée comme une composante structurée du portefeuille. Une concentration excessive sur quelques valeurs technologiques majeures augmente désormais la volatilité relative sans garantir une surperformance durable.

Le rôle du conseiller consiste alors à repositionner l’IA comme un levier parmi d’autres, à analyser sa contribution réelle à la performance attendue et à mesurer son impact sur l’équilibre global de l’allocation.

 

Le retour progressif des cycles économiques dans la construction des portefeuilles

Autre évolution marquante en 2026 : le retour des cycles économiques dans les stratégies d’allocation. Selon les scénarios développés par Goldman Sachs, la croissance mondiale devrait se stabiliser à un rythme plus modéré pour favoriser une rotation progressive vers des secteurs cycliques jusqu’ici délaissés.

Industrie, infrastructures, consommation discrétionnaire ou matériaux bénéficient à nouveau d’une plus grande attention. Ces secteurs sont également portés par les investissements de transition énergétique, la relocalisation de certaines chaînes de production et la reprise de la demande domestique dans plusieurs zones économiques.

Cette dynamique rééquilibre les sources de performance au sein des portefeuilles. Les portefeuilles trop orientés vers une seule thématique risquent de subir des phases de sous-performance. À l’inverse, une exposition graduée à différents cycles économiques permet de lisser la volatilité et de renforcer la robustesse de la stratégie à moyen terme.

En 2026, construire une allocation performante consiste à articuler plusieurs moteurs de performance dans un cadre cohérent, lisible et pilotable dans le temps. C’est précisément sur cette capacité d’arbitrage et de structuration que le conseil patrimonial fait la différence.

 

Environnement macroéconomique 2026 : ce que les conseillers doivent intégrer dans leurs arbitrages

 

Croissance mondiale : un socle stable pour les stratégies patrimoniales

En 2026, le scénario central reste celui d’une croissance mondiale modérée mais résiliente. Selon une analyse des perspectives mondiales d’investissement, cette dynamique est portée par la consommation dans les économies développées et une contribution toujours plus significative des marchés émergents.

Pour les conseillers patrimoniaux, cette configuration change la nature des arbitrages. La croissance agit désormais comme un socle, suffisamment robuste pour soutenir les actifs risqués mais trop hétérogène pour justifier des allocations globales indifférenciées.

Concrètement, l’analyse doit s’affiner par zone et par moteur de croissance. Les stratégies patrimoniales consistent à cibler les segments capables de bénéficier de dynamiques structurelles durables, plutôt qu’à s’exposer globalement à une tendance macroéconomique. Ce nouvel angle implique d’ajuster avec précision l’équilibre entre économies développées et marchés émergents, et d’évaluer la solidité des flux économiques qui soutiennent réellement la création de valeur.

 

Politique monétaire : la fin des cycles courts

L’année 2026 confirme une rupture avec les cycles monétaires rapides qui ont marqué la décennie précédente. L’inflation, sans être hors de contrôle, reste suffisamment persistante pour contraindre les banques centrales à maintenir une posture active et prudente.

Pour le CGP, le coût du capital redevient un paramètre structurant, tant pour les actifs obligataires que pour les valorisations actions et immobilières.

Dans ce contexte, la gestion du risque de taux, la duration des portefeuilles et la capacité des actifs à générer des revenus réguliers reprennent une place plus importante. Les arbitrages gagnent à intégrer des scénarios de taux durablement élevés, tout en conservant une flexibilité suffisante pour absorber des ajustements progressifs des politiques monétaires.

 

Géopolitique : un facteur d’allocation à part entière

En 2026, la géopolitique est un paramètre structurant des stratégies d’investissement. Comme le souligne Ali Dibadj, directeur général de Janus Henderson, la fragmentation du commerce mondial, la montée des politiques industrielles nationales et la multiplication des cycles électoraux influencent directement les flux de capitaux.

Pour les conseillers patrimoniaux, ces changements signifient que le risque géopolitique doit être intégré de manière explicite dans les allocations. La régionalisation des chaînes de valeur, les barrières commerciales ciblées ou les politiques de souveraineté économique créent des écarts de performance significatifs entre zones, secteurs et modèles économiques.

Les stratégies patrimoniales les plus robustes sont celles qui prennent en compte ces déséquilibres en diversifiant les expositions géographiques et en évitant les dépendances excessives à une seule zone ou à un seul cadre réglementaire. La géopolitique devient ainsi un critère de sélection des actifs, au même titre que la rentabilité ou la liquidité.

 

Obligations et stratégies de taux : un nouvel équilibre dans les portefeuilles

 

Des obligations à nouveau utiles dans la construction patrimoniale

Après plusieurs années marginalisées par des taux négatifs ou peu rémunérateurs, les obligations retrouvent en 2026 une place structurante dans les allocations patrimoniales.

Selon AXA Investment Managers, la normalisation durable des taux redonne de la lisibilité aux flux de coupons et une visibilité sur les rendements attendus pour répondre directement aux attentes de nombreux clients en quête de stabilité.

Le développement des obligations thématiques, notamment celles orientées vers la transition énergétique ou les projets à impact mesurable, élargit le champ des stratégies possibles. Pour le conseiller, ces supports permettent d’articuler rendement, diversification et cohérence avec les valeurs exprimées par les clients, sans renoncer à une analyse rigoureuse du risque de crédit ou de la structure de l’émission.

 

Diversification obligataire : un arbitrage plus technique qu’avant

En 2026, la gestion obligataire ne peut plus être abordée de manière statique. La coexistence de scénarios d’inflation modérée, de politiques monétaires prudentes et de tensions géopolitiques impose une lecture fine des maturités, des zones géographiques et de la qualité des émetteurs.

Les arbitrages entre obligations souveraines, corporate investment grade, high yield ou supports thématiques doivent désormais intégrer plusieurs paramètres simultanément : sensibilité aux taux, exposition au cycle économique, solidité des bilans et liquidité du marché secondaire.

Une allocation figée expose le portefeuille à des déséquilibres en cas de variation de la courbe des taux ou de dégradation du crédit.

Pour le CGP, ce risque implique une gestion plus active de la duration et une diversification pensée comme un levier de maîtrise du risque global, plutôt que comme une simple répartition entre classes d’actifs. La capacité à ajuster ces paramètres dans le temps devient un facteur clé de performance ajustée du risque.

 

Stratégies de revenu : répondre aux attentes des profils prudents

La recherche de revenu revient sur le devant de la scène des stratégies patrimoniales, en particulier pour les profils prudents ou équilibrés. En 2026, les clients attendent des flux réguliers, compréhensibles et compatibles avec une gestion maîtrisée de la liquidité.

Dans un environnement où les taux longs peuvent évoluer par paliers, les stratégies de revenu doivent être réévaluées en continu. Il ne s’agit plus seulement de capter un rendement facial attractif mais de construire une poche capable de résister aux ajustements monétaires tout en conservant une capacité de sortie satisfaisante.

Cette approche suppose aussi de combiner différentes maturités, d’arbitrer entre portage et flexibilité, et de tenir compte des besoins de liquidité à court et moyen terme du client. Bien structurée, la poche obligataire devient alors un socle de stabilité du portefeuille, capable d’absorber les phases de volatilité tout en contribuant activement à la performance globale.

 

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L’immobilier face aux nouveaux équilibres économiques

 

Des poches de résilience à privilégier dans l’immobilier

La phase d’ajustement des prix observée sur certains marchés a renforcé la nécessité d’une approche sélective, centrée sur les segments capables de générer des flux réguliers et de résister aux cycles économiques.

Selon les perspectives de marché, l’immobilier conserve son statut d’actif refuge relatif, non pas par inertie, mais par sa capacité à produire des revenus tangibles dans un environnement marqué par la volatilité des marchés financiers. Pour le conseiller, l’enjeu consiste à identifier les poches de résilience réelles, en analysant la qualité des locataires, la durabilité des usages et la capacité de l’actif à s’adapter aux évolutions économiques et réglementaires.

 

Taux, financement et rendement réel : un triptyque indissociable

La remontée durable des taux a profondément modifié les équilibres de l’investissement immobilier. En 2026, la performance d’un projet se mesure à sa capacité à générer un rendement réel positif après la prise en compte du coût du financement, de la fiscalité et des charges associées.

Les stratégies patrimoniales doivent donc désormais intégrer la capacité d’emprunt des clients, les conditions de financement disponibles et l’impact du levier sur la rentabilité globale. Un projet pertinent est celui qui maintient un équilibre cohérent entre flux locatifs, effort d’épargne et potentiel de valorisation à long terme.

Cette approche impose une lecture globale du patrimoine afin d’éviter des arbitrages immobiliers déconnectés des autres composantes de l’allocation.

 

Nouveaux modes d’accès à l’immobilier patrimonial

Parallèlement à ces ajustements, les modalités d’accès à l’immobilier évoluent. La digitalisation des parcours d’investissement et l’émergence de modèles fractionnés ont progressivement abaissé les barrières à l’entrée pour certains profils de clients. Ces dispositifs permettent d’accéder à l’immobilier sans mobiliser un capital important ou sans recourir systématiquement à l’endettement.

Pour les investisseurs intermédiaires, ces nouvelles formes d’exposition ouvrent des pistes de diversification intéressantes, à condition d’en maîtriser les mécanismes, la liquidité et la gouvernance.

Pour le CGP, l’enjeu est d’intégrer ces différents supports dans une stratégie patrimoniale cohérente en tenant compte des objectifs de rendement, de durée d’investissement et de tolérance au risque du client.

 

Au-delà des marchés traditionnels : nouvelles sources de diversification

 

Pourquoi certains marchés redeviennent attractifs en 2026 ?

En 2026, les marchés émergents redeviennent, pour certains d’entre eux, de véritables moteurs de croissance structurelle. Des institutions financières notent que certaines économies concentrent plusieurs facteurs favorables : une démographie dynamique, une montée en puissance rapide des usages numériques et des réformes économiques orientées vers la modernisation des infrastructures et des marchés financiers.

Pour le conseiller patrimonial, cette attractivité suppose toutefois une approche sélective, intégrée dans une allocation globale, afin de tenir compte des risques politiques, de change et de gouvernance propres à ces zones.

 

Marchés privés : capter la croissance hors des marchés cotés

Les marchés privés poursuivent leur montée en puissance dans les allocations patrimoniales. En 2026, ils répondent à une double attente : accéder à des moteurs de croissance moins exposés à la volatilité des marchés cotés et diversifier les sources de performance sur des horizons longs.

Leur faible corrélation avec les indices traditionnels permet de lisser les effets de cycle et de renforcer la stabilité globale du portefeuille. Pour le CGP, l’enjeu consiste à intégrer cette classe d’actifs de manière cohérente, en tenant compte de l’horizon d’investissement, du niveau d’illiquidité accepté et de la capacité du client à immobiliser une partie de son capital sur la durée.

Cette approche transforme le non-coté en un outil stratégique d’allocation, à condition qu’il soit positionné comme un complément structurant et non comme une simple recherche de rendement alternatif.

 

Investir dans les transitions structurelles

Au-delà des zones géographiques et des classes d’actifs, certaines thématiques s’imposent comme des piliers de diversification de long terme. La transition énergétique, les infrastructures numériques et le secteur de la santé concentrent des investissements massifs portés par des besoins structurels et des politiques publiques durables.

Pour les portefeuilles patrimoniaux, ces thématiques permettent d’exposer les clients à des dynamiques de croissance tout en apportant une forme de décorrélation par rapport aux cycles économiques traditionnels. Elles répondent également à une demande croissante de cohérence entre stratégie d’investissement et convictions de long terme.

Là encore, le rôle du conseiller est central puisqu’il s’agit de sélectionner des expositions adaptées, d’en expliquer les mécanismes et d’intégrer ces thématiques dans une construction d’ensemble équilibrée, lisible et alignée avec les objectifs patrimoniaux du client.

 

Structurer une allocation patrimoniale adaptée en 2026

 

Pourquoi l’allocation statique atteint ses limites ?

En 2026, la succession de cycles économiques courts, la persistance de régimes de taux élevés et la fragmentation des moteurs de performance rendent obsolète toute approche uniquement basée sur des pondérations standards.

Une allocation pertinente devient nécessairement multi-actifs et pilotée dans le temps. Elle doit pouvoir être ajustée à partir d’indicateurs macroéconomiques mais aussi de signaux microéconomiques et patrimoniaux propres à chaque client. C’est précisément sur ce point que la technologie devient un levier stratégique.

Avec l’écosystème FASST, le conseiller dispose d’un socle capable de consolider l’ensemble des données patrimoniales, financières et contractuelles dans un environnement unique. L’intégration d’Upsideo dans le HUB permet notamment de relier la logique d’allocation aux portefeuilles d’assurance-vie réellement détenus. L’allocation cesse alors d’être un principe abstrait pour devenir un outil de pilotage concret, aligné sur la réalité du client.

 

Tester les allocations face à plusieurs trajectoires

Dans un environnement incertain, la qualité du conseil repose sur la capacité à anticiper plusieurs futurs possibles et pouvoir simuler des trajectoires d’allocation à différents horizons, en intégrant simultanément les objectifs de performance, les contraintes fiscales, les dispositions réglementaires et la structure globale du patrimoine. La projection devient un outil central de décision, autant pour le conseiller que pour le client.

Grâce aux simulateurs intégrés au HUB, le CGP peut comparer plusieurs allocations, mesurer leur impact sur les portefeuilles existants et visualiser les conséquences concrètes des arbitrages proposés. Cette approche transforme le rendez-vous client. On ne parle plus d’hypothèses générales mais de trajectoires chiffrées, compréhensibles et documentées, prêtes à être justifiées en cas de contrôle.

 

Quand la personnalisation devient un avantage concurrentiel

En 2026, la personnalisation est une attente explicite des clients patrimoniaux. Deux profils ayant un patrimoine comparable peuvent poursuivre des objectifs radicalement différents en termes de liquidité, de transmission, de prise de risque ou de sens donné à l’investissement.

La force du conseiller réside dans sa capacité à traduire cette singularité dans l’allocation elle-même. Avec Ernest, le CRM patrimonial de FASST, cette personnalisation devient opérationnelle. Le conseiller peut structurer une allocation en tenant compte de la situation familiale, des projets à moyen terme, des contraintes fiscales et des portefeuilles existants, tout en conservant une vue consolidée et traçable.

En parallèle, Upsideo, intégré au HUB, connecte directement l’allocation théorique aux supports réellement détenus. Le client perçoit immédiatement la cohérence entre la stratégie proposée et ses contrats. Cette continuité renforce la crédibilité du conseil, sécurise la conformité et crée un véritable avantage concurrentiel pour le cabinet.

 

Devoir de conseil et traçabilité : ce que les autorités attendent réellement en 2026

 

Le devoir de conseil ne s’arrête plus à la recommandation

En 2026, les autorités attendent une démonstration complète du raisonnement ayant conduit à la recommandation. Il faut pouvoir expliquer non seulement ce qui a été proposé mais aussi pourquoi certaines options ont été écartées, à quel moment les arbitrages ont été réalisés et sur quelles hypothèses ils reposaient.

La justification devient aussi importante que la solution elle-même, notamment dans des contextes de marchés plus volatils et de produits plus sophistiqués. Cette évolution transforme profondément la pratique quotidienne du conseil patrimonial. Chaque échange, chaque simulation et chaque scénario étudié participe désormais à la construction d’un dossier opposable et susceptible d’être analysé lors d’un contrôle ou d’un contentieux.

 

Passer d’une conformité défensive à une conformité intégrée

La conformité ne peut plus être traitée comme une couche ajoutée en fin de parcours. Lorsqu’elle est pensée en amont, elle devient un cadre de structuration du conseil, plutôt qu’un frein opérationnel. En intégrant les exigences réglementaires directement dans les parcours clients, le conseiller sécurise ses pratiques tout en gagnant en cohérence et en lisibilité.

Dans un environnement comme celui du HUB, la conformité s’inscrit naturellement dans le déroulé du conseil. Les étapes sont tracées, les documents générés au bon moment et les décisions contextualisées. Le cabinet formalise une méthode de travail claire, reproductible et alignée avec les standards attendus par l’ACPR et l’AMF.

 

Quand la donnée devient la mémoire du conseil

La montée en puissance de la donnée patrimoniale change la nature même de la preuve. En 2026, c’est l’ensemble du cheminement intellectuel du conseiller qui fait foi. Scénarios d’allocation, simulations comparatives, projections à différents horizons et échanges structurants doivent pouvoir être conservés, horodatés et reliés au profil client au moment de la décision.

Cette traçabilité transforme la donnée en véritable mémoire du conseil. Elle permet de reconstituer le contexte d’une recommandation plusieurs années après sa mise en œuvre, d’expliquer une stratégie au client ou à ses ayants droit et de démontrer la cohérence globale d’une approche patrimoniale dans le temps. Là où les outils fragmentés créent des ruptures d’information, une plateforme unifiée comme Ernest permet de conserver une continuité indispensable à la sécurisation du cabinet comme à la qualité de la relation client.

 

En conclusion, en 2026, l’investissement patrimonial ne peut plus être abordé comme un simple exercice d’allocation standardisée. Les marchés imposent une lecture plus fine des cycles, une sélection rigoureuse des moteurs de performance et une capacité à intégrer durablement les risques macroéconomiques dans la construction des portefeuilles.

Pour les CGP et CGPI, ces évolutions impliquent un changement de posture. Il ne s’agit plus uniquement de capter des opportunités mais de structurer une méthodologie de conseil capable d’anticiper, de documenter et de sécuriser chaque décision. La qualité des scénarios, la cohérence des arbitrages et la traçabilité du raisonnement deviennent des composantes centrales de la valeur apportée au client.

En construisant des allocations dynamiques, appuyées sur des projections solides et une lecture prospective des marchés, les conseillers offrent bien plus qu’une stratégie d’investissement. Ils apportent un cadre, une visibilité et une confiance indispensables pour accompagner leurs clients dans un contexte plus complexe mais aussi plus riche en opportunités pour ceux qui savent les lire et les piloter.